On y’est.

17h45.

Je suis encore dans la voiture, face à notre objectif. Des goutellettes de sueur froide dégoulinant le long de mon front, atteignant et m’irritant les yeux. Je pourrais tout arrêter, sortir de la voiture, et m’en aller. Savourer chaque instant, apprécier la chaleur du soleil sur ma peau clair, ou encore gouter à ce petit frisson que procure cette brise légére, remontant le long de mon dos jusque ma nuque.

Je pourrais m’en aller, sourir à la vie, admirer la nature, vivre en paix avec ce monde. je pourrais devenir quelqu’un de bien. Mais non, ce n’est pas possible.

J’ai vus bien trop d’hommes qui possédaient tout, à la télé. Et j’en ai vus bien plus encore, faisant la manche sur un banc, se battant avec les chats de gouttière pour des morceaux de viandes encore resté collé sur un os de poulet, dans cette poubelle au coin de la rue.

Et puis, toute ma vie on m’a répété les même choses, qu’il faillais être le meilleur.Aller au sommet de cette pyramide social complètement illusoire.

17h46. Mon objectif, je l’ai en vus depuis plus d’une heure. Et ça y’est, le garde de la banque est partit prendre sa pause, il faut y aller maintenant.

Dans la vie, il y’a deux type de vol.

Celui ayant un impact psychologique profond pour la victime, la mettant en état de choc.

La deuxième, être un grand patron et se verser des sommes astronomique sur son compte en Suisse.

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